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Aide-moi à prendre mon envol, mon ange
J’avais perdu mes ailes, je ne savais plus voler
Réapprends-moi à voler, mon ange
Aussi fragile que mes ailes, j’ai peur de m’élancer…
Prends-moi dans tes bras, mon ange
Je n’aurai plus peur dans tes bras,
Prends ma main, petite fée
Viens, approche-toi, n’aie crainte,
Réfugie-toi dans mes bras, ma fée
Ton cœur près du mien, nos corps enlacés
N'aie pas peur, aie confiance...
Ma main dans la tienne, nos doigts entremêlés
Je n’ai pas peur.
Mes lèvres murmureront aux portes de ton cœur
Dans un tendre baiser
Cette prière secrète connue de tous les amants.
Et me perdant dans ton souffle,
Je m’abandonnerai à toi
Et
Mon cœur battant au rythme du tien te dira à sa façon qu’il t’aime
Enlacés tendrement, baignés par la lune délicate, ils s’envoleront.
Et raisonnant comme un écho dans l'air,
On pourra encore entendre leur promesse d'amour échangée
Je t’aime, mon ange
La muse rendit visite au poète
Le voyant anéanti à sa table,
Elle s’approcha de lui
Et
Déposa sur son front blême
Un tendre baiser
De sa caresse légère,
Elle lui redonna vie
Ses grands yeux s'illuminèrent,
Et semblable à un grand ciel étoilé
Tel était à présent son regard
L’or de ses lèvres avaient scellé
L’union sacré
Du poète et de sa muse,
Qui savait fait éclore au-delà de la nuit
Les fleurs de son inspiration.
Lui rendant son amour dans un geste insensé,
L’homme lui vola un baiser
Sous cette étreinte subie,
Elle devint pour quelques heures
Un être de chair et de passion
Et
Mortelle
Dans les bras de son amant,
Elle goûta avec délice aux fruits de ses baisers.
Petit ange, où es-tu ?
Cette question raisonna dans l’air sans réponse
L’heure du rendez-vous avait sonné
Mais pas de petit ange…
La petite fée s’assit patiemment
Et attendit.
S’associant à sa peine,
La lune pâle et le scintillement clair des étoiles
Semblèrent s’adoucir,
La brise semblable à un long soupir
Vint caresser doucement son visage,
Lasse, elle ne voulut néanmoins pas partir
L’espérant toujours.
Elle trouva refuge dans le creux d’un vieux chêne
Et
Des larmes qu’elle ne pouvait plus retenir perlèrent à ses cils.
Rompue de fatigue et de tristesse, elle s’endormit dans ses pleurs,
Compatissant à peine,
Silencieuse, la forêt semblait s’être recueillie
La lune se voila dans sa robe grise pour ne point éveiller la fée endormie,
Les étoiles se parèrent de leur manteau de brume
Et le vent à son tour retint son souffle.
Tous attendirent la venue du jeune homme
La nuit passa
Et le soleil vint à la rencontre de la lune,
Voyant son air triste, il voulut savoir
Et des perles cristallines brillèrent à ses yeux.
Une fine rosée se posa alors sur la plaine,
Fruit de la rencontre du soleil et de la lune
Emus par le chagrin touchant de la petite fée,
Et
C’est ainsi , chers amis, que naquirent les perles de rosée…