Présentation

Bienvenue !

 

 

 

 


 


Il y a  5  lecteur(s) sur ce blog

Un amour de fée : ma toute première histoire

Mercredi 18 janvier 2006

Un Amour de fée
 Chapitre 1 : La boutique
papillon
 
Mariana avait une petite boutique Rue de la Paix qui s’appelait : Au Royaume des fées. Elle l’adorait. Elle l’avait fait décorer par un artiste. C’était le domaine de fées. Elles se baladaient sur les murs de la boutique, certaines étaient cachées derrière une feuille, d’autres formaient une ronde, une était endormie sur un champignon, une autre dans une coquille de noix. . C’était son monde à elle. Le monde où elle se sentait à l’aise. Un de ses clients lui avait même dit une fois que si une fée se perdait ou avait besoin d'aide, ce serait ici qu'elle viendrait la chercher et qu'elle s'y trouevrait comme chez elle.Ses clients s’y plaisaient aussi tellement qu’elle avait décidé de créer, attenant à sa boutique, un petit espace en plein air dans le jardin où les amoureux des fées pouvaient se réunir et discuter pendant des heures. Si vous ouvriez bien l’œil, vous auriez pu voir caché derrière une violette une petite fée qui vous observez. "Que d’heures agréables ai-je passé dans cet endroit", se disait-elle souvent. Elle l’avait décoré presque entièrement seule. Ca n’avait pas été facile mais c’était le rêve de sa vie et elle l’avait réalisé. Elle retrouvait toujours la même magie quand elle arrivait devant sa boutique et qu’elle voyait cette grande fée majestueuse qui invitait les clients à entrer dans son Royaume avec un regard doux et bienveillant. « Je suis heureuse et j’adore ma vie ! », ne pouvait-elle s’empêcher de dire parfois à voix haute avec un sourire de satisfaction. Seul point noir au tableau, elle était seule. Elle, qui avait toujours cru à l’amour, ne l’avait pas encore trouvé. Elle avait toujours rêvé du grand amour mais n’avait jamais trouvé personne qui lui correspondait entièrement.  « Il ne faut jamais dire jamais… » se répétait-elle souvent mentalement. Lui venait généralement après à l’esprit cette boutade : « On ne sait jamais, peut-être au coin de la prochaine rue… Et bien non, raté ! » Et elle pouffait de rire.
 
Par Marypistache
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 18 janvier 2006
Chapitre 2 : La rencontre
papillon
 
Ce jour-là, il pleuvait des trombes et peu de gens osaient sortir. Si elle n’habitait pas au-dessus de sa boutique, elle ne serait pas sortie de chez elle. Elle avait même pensé à fermer et à rentrer chez elle, à se mettre bien au chaud sous la couette pour lire le dernier roman de Mac Allen qu’elle n’avait pas eu le temps d'ouvrir depuis qu’elle l’avait acheté la semaine dernière. Mais ce fut en prenant son sac sur le comptoir qu’elle remarqua la pile de lettres qui s’étaient accumulées depuis la semaine dernière. Elle reposa donc son sac et ne pouvant réprimer un soupir, elle commença à les trier. Elle avait décidé de répondre en priorité aux lettres les plus urgentes. Le tri terminé, il restait encore beaucoup de courrier, entre les factures à payer et les réponses de commande, elle ne savait déjà plus où donnait de la tête. Elle regrettait souvent, quand elle était au pied du mur et qu’elle devait traiter son courrier, de ne malheureusement pas pouvoir tout faire sur le net. « C’est bien dommage! », se lamentait-elle souvent. C'était devenu son leitmotiv, une plaine incessante qu'elle poussait tant qu'elle n'avait pas achevé son courrier.
Assise derrière son comptoir, elle prit son courage à deux mains et commença à répondre aux nombreuses lettres qu’elle avait mises de côté. Une heure et demie plus tard, le plus gros avait été fait et elle s’autorisa une petite pause bien méritée. Elle regarda vers l’extérieur et remarqua que la pluie avait cessé de tomber et que le soleil commençait timidement à sortir. "Des clients viendraient peut-être après tout", se dit-elle. Elle se leva, s’étira longuement puis se dirigea vers la bouilloire. C’est alors qu’elle la vit... Debout en face d’elle, derrière la vitrine, une jeune fille regardait dans le vide. Elle avait un air si désespéré que Mariana ne savait pas si elle pouvait lui sourire voire même bouger. Elle ne voulait pas la faire fuir et ne savait pas comment lui venir en aide. La jeune fille était trempée jusqu’aux os et paraissait extrêmement fatiguée. Elle était très pâle. Sa pâleur était accentuée par ses cheveux d'un roux terne qui lui tombaient platement sur les épaules. Ses grands yeux d'un vert tellement sombre qu'il semblait viré au noir, étaient cernés et gonflés. Elle paraissait avoir pleuré. Elle esquissa un mouvement. Elle semblait avoir aperçu quelque chose dans le magasin dont elle ne pouvait détourner les yeux. Elle le fixait depuis un moment quand une profonde douleur se peigna sur son visage, elle s’écroula. C’est à ce moment que Mariana osa bouger. Elle se précipita vers la jeune fille pour l’aider. Cette dernière, évanouie, semblait sous le coup d’une forte émotion bien que Mariana ne comprenait pas et ne voyait pas ce qui avait pu, dans sa boutique, lui causer une pareille émotion. Elle transporta la jeune fille qui s’avéra aussi légère qu’une plume et la déposa sur le canapé qui servait d’habitude à ses lecteurs passionnés qui dès le livre acheté ne pouvaient s’empêcher de commencer à le lire. La jeune fille était brûlante. Mariana décida de la monter dans son appartement. Elle prit la décision de fermer la boutique. Elle se dirigea vers la porte et mit le petit panneau de bois à l'intention de ses improbables visiteurs où il était écrit au centre en gros caractère « Fermé » et juste en dessous en plus petit : « Pour cause : Partie au Royaume des fées. » Une petite plaisanterie qu’aimaient particulièrement ses clients. Elle ne la mettait qu’en de rares occasions, lorsqu’elle partait en vacances, quand elle était très malade et lors d’occasions exceptionnelles et c’en était une. Tant pis pour les affaires, soupira-t-elle, ce n’était vraiment pas le jour de toute façon.
 

Par Marypistache
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 16 mars 2006
 
Chapitre 3 : Quels vêtements étranges !
papillon
 
Elle portait la jeune fille sur son dos quand elle l’entendit murmurer : Oran… Oran…
Mariana la déposa sur le canapé et alla chercher une serviette pour l’essuyer ainsi qu’un pyjama pour qu’elle soit au sec. Elle n’avait pas eu le temps de faire attention aux vêtements de la jeune fille. Elle n’avait vu que son regard désespéré rempli de larmes. Ses vêtements étaient bien étranges. Il semblait fait de feuilles et de fourrure. C’était la première fois qu’elle voyait des vêtements pareils. Ils lui rappelaient bien quelque chose mais quoi?… Elle mit ses affaires de côté et changea la jeune fille. Ses cheveux roux étaient ternes et semblaient avoir connu des jours meilleurs. Maintenant qu'elle était au sec, au chaud sous une couette et le front recouvert d’un gant humide, elle avait l’air mieux. La fièvre était un peu tombée. Mariana décida de la faire manger un peu. Elle lui prépara une bonne soupe de potiron, avec une cuillère de crème fraîche, qui avait le don de lui remonter le moral quand elle avait le cafard. Elle lui servit un bol. Arrivée dans le salon, elle vit les vêtements qu’elle avait abandonné aux pieds du canapé et déposa le bol de soupe sur la table basse, quand elle s'aperçut que la jeune fille dormait profondément. Elle put donc s’y intéresser enfin. La cape noire qui lui couvrait tout le corps était faite d’une pièce et était douce comme du velours. L’ensemble qu’elle portait était constitué d’un bustier et d’une petite jupe, le tout couleur émeraude et ambre. Le motif du tissu ressemblait à un assemblage de feuilles jaunies et fraîchement cueillies. Légers et délicats, Mariana les manipulait avec précaution. Elle décida de ne pas le passer à la machine mais de s'en occuper elle-même. Elle se mit au travail. L’opération lui parut encore plus difficile que prévue car elle avait peur de les abîmer. Elle les lava tant bien que mal. Une idée ne cessait de lui trotter dans la tête, il lui semblait avoir déjà vu ces vêtements mais où ? Là était la question
 
Par Marypistache
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 16 mars 2006
 

Chapitre 4 : La jeune fille mystérieuse
papillon
 
Elle retourna s’occuper de la jeune inconnue qui dormait toujours à point fermé. Elle n’avait pas vu l’après-midi passer, entre les factures, les lettres et la venue inopinée de la jeune fille. Une question la turlupinait : qu’est-ce qui avait bien pu lui provoquer un tel malaise? Elle abandonna la jeune fille sur le canapé, lui laissant un petit mot bien en évidence sur la table basse, afin qu’elle ne s’inquiète pas de se retrouver dans un lieu inconnu à son réveil. Elle descendit pour la deuxième fois de la journée dans sa boutique. L’horloge indiquait six heures. D’habitude, la boutique restait ouverte jusqu’à sept heures trente pour les retardataires, mais surtout pour qu’elle puisse faire les comptes de la journée. Elle n’aimait pas ramener du travail chez elle. Elle se dirigea vers la porte, vit en passant les lettres qu’elle n’avait pas totalement finies de traiter et continua son chemin jusqu'à se retrouver à l'endroit même où s’était tenue la jeune fille quelques heures auparavant. Elle essaya de se remémorer sa position pour parvenir à trouver le point convergent. Sur le moment, elle avait essayé de trouver ce qui avait attiré le regard de la jeune inconnue, mais son brusque malaise avait détourné son attention. Elle avait réussi à délimiter une section, située entre les posters, les tableaux et les deux dernières rangées de livres qui concernaient la civilisation des fées.  Les trois tableaux illustraient à merveille selon Mariana le monde des fées et étaient d'une artiste qu'elle appréciait particulièrement, Stéphanie Pui-Mun Law. D’autres artistes,dont les styles différaient mais tout aussi talentueux, avaient leurs oeuvres exposées dans cette boutique qui tentait de recréer en son sein toute la magie que recélait ce monde. Mariana avait choisi tous les posters de fées qui décoraient sa boutique. . Mariana les avait regroupés sous le nom des " Fées de lumière". Elles dégageait une lumière qu'elle trouvait si apaisante qu'elle pouvait rester un long moment à les contempler. Elles semblaient illuminer la pièce en y diffusant une aura douce et rassurante. Trois livres étaient mis en valeur sur un présentoir. Le premier des trois, situés à l'extrême gauche, portait le nom magique de Faerie et était du célèbre auteur de la trilogie, Le Seigneur des Seigneurs, Tolkien. Le second avaient l'apparence d'un ancien grimoire dont le cuir vieilli arboré les tons auburn de l'automne et recelait les secrets des anciens peuples. Il portait en lui toute la magie qu'offrait Dame Nature à ceux qui savaient l'écouter et arborait le nom mystèrieux d'Herbier Féerique. Le dernier, situé sur le présentoire de droite, Mariana l'avait aimé pour sa fraîcheur. Sa couverture était à ses yeux une invitation au voyage. En effet, adoptant la présentation d'un carnet de voyage, il semblait regrouper les croquis, les notes, les plans, les impressions et les trouvailles d'un véritable chasseur de fées. Elle nous invitait à le suivre dans ses pérégrinations et à partir nous aussi à l'aventure en devenant, à notre tour, un chasseur de fées. Ce petit guide recélait à ses yeux un véritable trésor et du rêve à foison. Ces constatations faites, elle n’arrivait toujours pas à comprendre ce qui avait fait réagir si violemment la jeune fille. Elle s’était rapprochée de l’endroit qu’elle pensait être la cause de tout, pour l'examiner plus précisément. Un détail lui avait peut-être échappé...Jugeant qu'elle n'avait toujours pas, après une bonne heure de recherche, l'ombre d'une réponse tout en jetant un coup d’œil à l’horloge qui marquait déjà dix-huit heures dix, elle décida d’aller rendre visite à sa jeune inconnue. Cette dernière s’était réveillée, avait lu le petit mot de Mariana, qu'elle avait laissé ouvert négligemment sur la table basse et était en train de manger le bol de soupe. Elle avait vu Mariana entrer mais continuait de manger. Mariana, quant à elle se dirigea dans la cuisine et fit deux tasses de chocolat chaud maison accompagné de chantilly. La jeune femme avait fini son bol de soupe et débarrassa Mariana d’une de ses tasses. Cette dernière s’assit sur le fauteuil juste à côté du canapé et toujours sans prononcer un mot, tournait d’un geste lent la cuillère dans le chocolat fumant. La jeune inconnue tenant toujours la tasse dans ses mains, regarda Mariana et la remercia d’une voix basse et pleine de reconnaissance pour sa gentillesse.
-        Mais de rien, répondit Mariana la regardant tendrement.
-        Je ne voulais pas vous causer tout ce tracas. Veuillez m’excuser. Je ne veux pas vous déranger plus longtemps. Où sont mes affaires que je puisse me changer ? demanda d’un souffle la jeune femme en se levant.
-        Asseyez-vous et calmez-vous. Vos affaires sont en train de sécher, je les ai lavées. Vous ne me dérangez pas du tout, mais, je vous avouerai que vous m’avez fait peur. Vous voulez partir mais avez-vous au moins un endroit où allez ?
La jeune femme n’osait pas regarder Mariana. Elle gardait la tête baissée.
-        Je ne cherche pas vous mettre mal à l’aise. Je veux vous aider parce que vous semblez avoir des ennuis. Je ne vous poserai pas de questions. Je suis là si vous voulez parlez Pour cette nuit, ne vous inquiétez, je vous héberge. Je veux juste connaître votre prénom.
-        Hanaelle.
-        Enchantée, Hanaëlle. Moi, c’est Mariana.
La jeune femme regarda pour la première fois Mariana et lui adressa un regard reconnaissant et son plus beau sourire. Mariana était une jeune femme de 28 ans, à l’allure jeune et alerte. Ses cheveux bruns lui encadraient le visage. Des petites lunettes noires soulignaient son regard curieux. Elle était, comme elle aimait le dire, enrobée comme les glaces au chocolat et un sourire flottait toujours sur ses lèvres. Voilà la personne qu’Hanaelle avait en face d’elle et cette personne la rassurait. Pour la première fois, depuis des jours, elle se sentait à l’abri, en sécurité.
-        Bon Hanaelle, déjà on arrête de se vouvoyer, je ne suis pas si vieille que ça quand même ! Je pourrais à la rigueur être ta grande sœur. Tu as quel âge, dis-moi ?
-        16 ans, répondit-elle du tac au tac.
-        Bon, demain si tu veux et si tu te sens mieux, je t’emploie dans ma boutique...
Hanaelle était radieuse malgré ses traits tirés. Même ses cheveux semblaient avoir repris de leur éclat. Surprise par la réaction d’Hanaelle, Mariana s’était tue pour regarder la jeune fille qui s’était comme illuminée. Mais déjà, elle poursuivait :
-        Mais, il faudra demander la permission à tes parents.
-        Je suis orpheline.
Succéda alors à la brusque montée de joie, une tristesse sans borne. Ses yeux avaient retrouvé leur éclat triste et commençaient à s’embuer. Eux, qui à l’instant avaient une couleur vert émeraude, étaient comme devenus ternes, d’un vert sombre. Tout en continuant à lui parler , Mariana se leva pour aller déposer les tasses dans la cuisine , en laissant le bol à sa place, bien en évidence devant la jeune fille. Cherchant un moyen de dissiper le désespoir qui s’était emparé de la jeune orpheline, elle s’affairait à laver la vaisselle sale de la journée, quand elle l’appela de la cuisine :
-        Hanaelle, ne pourrais-tu pas ramener le bol qui est sur la table s’il te plaît. Tu serais un ange.
Hanaelle se leva, prit le bol et se dirigea d’un pas lent vers la cuisine. Comme pour chasser ses pensées noires, elle secoua la tête et sa chevelure de feu, qu’elle avait ramassée en chignon, se dévoila dans toute sa splendeur. Elle apparut ainsi dans la cuisine. Mariana ne put s’empêcher de se dire que cette fille était déjà une femme à la beauté fatale qui ferait tomber de nombreux hommes à ses pieds. La jeune beauté semblait même avoir retrouvé le sourire.
-         Tu ne vas pas rester à te morfondre ici alors qu’il y a de l’animation en bas, poursuivait Mariana. Pour les papiers et le reste, on verra plus tard. Je t’embauche comme stagiaire si tu le veux bien. Tu seras nourrie et logée le temps de retomber sur tes pattes. Et tu seras payée à la journée. Ca te va ?
-        Je serais ravie de travailler pour vous. En plus, je m’y sens déjà comme chez moi .
Les deux jeunes femmes bavardèrent encore un peu sur les termes du contrat, et au sujet du salaire. Elles convirent qu’Hanaelle serait payé au tarif minimum en rigueur pour une mineure. Après la journée qu’elle venait de vivre, Mariana tombait de fatigue. Elle offrit son lit à la jeune fille qui refusa en ajoutant qu’elle avait tellement bien dormi sur le canapé que ça ne la dérangeait pas de continuer sur sa lancée. Après avoir pris un bon bain et avoir vérifié qu’Hanaelle dormait  profondément, elle alla se coucher en se demandant ce que pourrait bien lui réservait la journée de demain.
Par Marypistache
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 16 mars 2006
Chapitre 5 : La fée clochette
papillon
 
Tout se passa bien les jours qui suivirent. Hanaelle était appréciée de tous les clients et s'empressait de faire tout ce que Mariana lui demandait. Au bout d’une semaine, elle avait proposé de nouvelles idées de décoration, qui avaient tout de suite plues à Mariana, qui dès la semaine suivante, opéra les changements jugés nécessaires. La boutique re-décorée était plus belle que jamais. Pas de grands chamboulements, mais de simples petits rajouts : des guirlandes de lierre lumineuses par ci, des papillons colorés par là, des couronnes de fleurs sur les étagères. Les fées, qui auparavant décoraient déjà la boutique, avaient été mises en scène. Elles pouvaient se cacher n’importe où dans le magasin, dans un bouquet de fleurs, assise au bord d’une petite fontaine dans le jardin attenant à la boutique, debout sur un chevalet… C’était devenu une des attractions de la boutique particulièrement appréciée des enfants qui s’amusaient à les chercher laissant leurs parents vaquaient tranquillement à leurs occupations. Chaque fois qu’ils en trouvaient une et en indiquaient l’emplacement exact, ils avaient droit au cadeau de leur choix : une image de fée ou un porte-clef, un marque page ou une carte postale voire un mug… C’était Hanaelle qui avait trouvé l’idée et c’était elle qui s’occupait des enfants. Elle les accompagnait dans leur quête et les récompensait. Même ceux qui n’en avait pas trouvé avait droit à un lot de consolation et un baiser de notre « fée maison ». Les enfants l’avaient surnommée « La fée Clochette » parce qu’elle savait énormément de choses sur les fées et qu’elle leur racontait des histoires merveilleuses. Depuis l’arrivée d’Hanaëlle, tous les dimanches après-midi, les enfants ravis se regroupaient autour d’elle pour l’écouter raconter comme elle savait si bien le faire des histoires passionnantes sur « Le Royaume des fées ». Les journées se succédaient et la collaboration entre les deux jeunes femmes portaient ses fruits. Les affaires marchaient bien et une solide amitié s’était liée entre elles, même si Hanaëlle restait très discrète sur ce qui c’était passé. Mariana, ne voulant pas brusquer la jeune fille et même si elle avait des tonnes de questions à lui poser, se retenait du mieux qu’elle pouvait pour ne rien laisser transparaître. Hanaëlle paraissait complètement différente. Elle ne ressemblait plus du tout à la frêle jeune fille au regard triste qui un après-midi de pluie s’était tenue devant la vitrine de la boutique. Elle avait repris des couleurs comme le soulignaient ses joues rosées. Ses yeux, couleur émeraude, avaient retrouvé leur éclat même si de temps en temps, ils semblaient encore voilés de tristesse. Elle adorait ce qu’elle faisait et cela se voyait. Mariana était ravie et fière de sa petite protégée et se disait souvent que les enfants n’avaient peut-être pas tort. Ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ? C’était peut-être bel et bien une fée après tout… Mais à chaque fois que lui venait cette pensée, elle se grondait, se disant qu’elle était bien trop vieille pour croire encore aux contes de fée.
 
Par Marypistache
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 16 mars 2006
Chapitre 6 : Révélations
 
papillon
 
Un mois était passé depuis l’événement et Mariana décida qu’il était temps de parler. Elle savait que la jeune fille risquait de se sentir agressée comme un petit animal blessé mais elle n’avait pas le choix. Aux yeux de la loi, Hanaelle n’était ni sa fille ni un membre de sa famille et elle était encore mineure, donc sous la tutelle de quelqu’un. Elle avait fait passer Hanaelle pour la fille d’une de ses vieilles amies de faculté à qui elle ne pouvait rien refuser. "Comme cette jeune fille voulait travailler , elle avait accepté de la prendre comme stagiaire, ce qui la soulagerait un peu" était l’argument qu’elle proposait aux clients un peu trop curieux. Mais, ses clients l’avaient rapidement félicitée pour son choix en lui faisant remarquer au passage qu’elle avait trouvé une perle rare. De son côté, Mariana pensait de plus en plus à embaucher à plein temps Hanaelle qui s’était révélée d’une aide précieuse, une vraie « petite fée » en somme qui était capable de faire des merveilles avec presque rien. C’était après un très bon repas que Mariana avait fait en l’honneur d’Hanaelle pour fêter son premier mois dans la boutique qu’elle avait décidé qu’il était temps d’aborder les sujets délicats. Assise sur le canapé, Hanaelle était absorbée par le livre qu’elle lisait. Mariana avait décidé de faire un chocolat chaud comme la première fois où elles s’étaient rencontrées pour se donner du courage. Elle deposa la tasse qu'elle avait faite pour Hanaelle sur la table et s’assit à coté d’elle.
-        Bois ton chocolat pendant qu’il est chaud. C’est meilleur !
La jeune fille sortit la tête de son livre et vit la mine grave qu’avait adoptée Mariana dont même le ton, qui se voulait pourtant affectueux, était emprunt de tension. Elle déposa son livre, se cala bien dans le fauteuil et but avec délectation une gorgée de chocolat chaud, elle savait qu’elle allait devoir fournir une explication.
-        Merci pour le chocolat, il est délicieux, dit-elle doucement.
-        De rien. Hanaelle, ça fait un mois que tu vis ici et tu ne m’as toujours rien dit sur ce qui t’avais poussée à venir devant ma boutique…
Elle n’eut pour réponse qu’un profond silence. Mariana poursuivit donc :
-    Comme je te l’ai déjà expliqué, tu es mineure et je ne peux pas te garder. On doit te chercher partout. J’héberge même peut-être une fugueuse.
-        Je ne me suis pas enfuie, on m’a chassée ! s’était exclamé la jeune fille avec vigueur. Je n’ai plus de maison ! Je ne sais pas où aller… Ma maison, c’est ici… conclut-elle d’une voix à peine audible.
Sa voix s’était mise à trembler et des grosses larmes coulaient de ses yeux. Mariana la prit instinctivement dans ses bras et se mit à caresser doucement ses cheveux.
-        Ne t’inquiète pas, va… C’est fini ce gros chagrin ? murmurait-elle à son oreille. Je ne veux pas te mettre à la porte. Je voulais juste savoir si tout allait bien pour toi. Tes parents doivent s’inquiéter.
-        Je n’ai plus de parents. Mon père m’a chassé de chez lui. Il m’a dit que je n’étais plus sa fille et qu’il ne voulait plus jamais me voir ! Je ne veux plus JAMAIS retourner là-bas. Il n’y a personne qui m’aime là-bas, personne…
Et elle se mit à pleurer de plus belle. Mariana comprenait sa douleur. Elle savait ce qu’un père, même absent ou même odieux, pouvait représenter. Elle n’avait pas vraiment connu son père et ce manque la faisait atrocement souffrir. Elle vivait ce silence et cette absence comme une absence d’amour. Il n’était pas là , il n’avait jamais cherché à la retrouver parce qu’il ne l’aimait pas. Voir Hanaelle dans cet état lui rappelait sa douleur qu’elle mit de côté pour épauler la jeune fille.
-        Il a parlé sous l’emprise de la colère. Il ne pensait pas réellement ce qu’il disait…
Elle fut coupée par le cri d’Hanaelle :
-        Je n’avais plus que lui au monde !!!… Pourquoi m’a-t-il fait ça ? Maman me manque tant...
Et elle ajouta dans un cri déchirant de désespoir :
-    Pourquoi est-elle partie ??? pourquoi est-elle morte ???…
Son visage était ravagé par les larmes. Elle n’arrivait plus à contenir sa peine, qui semblait intarissable. C’est alors que Mariana se souvient vaguement du nom qu’avait prononcé Hanaelle. Etait-ce Orcan ou Oron ? Elle n’arrivait plus à s’en souvenir mais était persuadée que c’était quelqu’un d’important dans la vie d’Hanaelle. Tenant toujours la jeune fille dans ses bras, elle lui caressait les cheveux, ce qui semblait la rassurer… Elle se concentra et… Oran, c’était Oran, s’écria-t-elle mentalement. Elle tenta une approche :
-        Et que pense Oran de tout ça ?
La jeune fille lui adressa un regard étonnée.
-        Tu connais Oran. Tu sais où il est ? demanda-t-elle timidement entre deux sanglots.
Elle répondit à regret par la négative . Et ajouta d’un ton qui se voulait désinvolte :
-        Je t’ai entendu prononcer son nom quand tu étais évanouie…
Sur le visage de la jeune fille se peignit une expression d’intense déception.
-        Je ne voulais pas te faire de la peine. Excuse-moi.
-        Non, ça ira. Ca va mieux, dit-elle en reniflant. Merci d’avoir été là, ça m’a fait du bien.
-        Mais, je n’ai pas été d’un grand secours, rappela Mariana, qui s’était levée et proposait à la jeune fille une boîte de kleenex.
-        Merci, répondit-elle en prenant la boîte.
Mariana qui pensait qu’elles avaient eu assez d’émotions fortes pour ce soir, décida de changer les idées d’Hanaëlle.
-        Ca te dirait d’aller au cinéma, si tu n’as pas trop mal à la tête. Je crois bien que tu as pleuré toutes les larmes de ton corps et que tu es à sec pour ce soir.
La jeune fille sourit et inclina la tête . Mariana poursuivit :
-   File prendre une bonne douche et retrouve moi ici dans un quart d’heure. Hanaelle se leva et alla se préparer. Mariana ne put s’empêcher de penser que cette jeune fille souffrait terriblement et que malgré sa douleur, elle arrivait à rendre les gens heureux. Elle prit note de ne plus parler ni d’Oran , ni de sa famille qui étaient des sujets encore trop sensibles pour la jeune fille. Elle savait combien était douloureux un chagrin d’amour à cet âge. N’était-elle pas elle-même tombée éperdument amoureuse d’un jeune homme qui avait disparu du jour au lendemain sans laisser de trace sinon son nom. C’est à ce moment qu’entra Hanaëlle qui s’était faite une beauté.
-        Mon dieu ! Tu es ravissante ! Mais tu vas me voler la vedette ! C’est moi qui dois trouver un mari, pas toi ! dit-elle en achevant sa phrase dans un éclat de rire qui se transforma en fou rire après la grimace qu’avait faite Hanaelle… Tout n’allait pas si mal, se disait Hanaelle, qui était ravie d’avoir trouvé Mariana sur sa route. Mais elle ne pouvait s’empêcher de penser à ce qui pourrait bien lui arriver. Elle se sentait ,enfin, de nouveau heureuse mais ce qu’elle ne savait pas, c’était que ce bonheur allait être de courte durée et que bien des épreuves l’attendaient encore.
Par Marypistache
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 16 mars 2006
Chapitre 7 : Au chevet de Ceydric
 papillon
Pensif, Oran était assis sur le rebord de la fenêtre. Son frère s'était endormi. Ce dernier était gravement malade et leur père avait cru nécessaire de le faire venir sans tarder. Il avait dû partir précipitamment et n’avait pas eu le temps de dire au revoir à la jeune fille de la forêt. Il ne connaissait même pas son nom mais elle était dans toutes ses pensées et ne le quittait jamais. Elle lui avait plu dès qu’il l’avait vu. Elle était sortie de nulle part et lui avait demandé la permission de s’asseoir à ses côtés. Ils avaient admiré sans rien dire le soleil achever sa journée en se parant d'une robe couleur rose-orangée dont la beauté les laissa perplexe. Sur la colline, il est vrai, le point de vue était unique, surtout à l'ombre du majestueux viel arbre solitaire qui y régnait en maître. On l'avait surnommé dans la région " l'Arbre aux fées". Une vieille légende disait que quiconque restait suffisamment longtemps, une fois le soleil couché, sans faire un bruit, aurait peut-être la chance de voir de minuscules fées que seul un oeil averti ne confondrait pas avec les lucioles qui l'illuminaient dès la tombée de la nuit. Même si Oran n'y croyait guère plus, il ne pouvait nier la magie qui se dégageait de ce lieu. Entre les racines du vieil arbre, il se sentait à l'abri. Il y allait souvent lorsqu’il se sentait à bout de force et que la tristesse l'accaparait à tel point que toute sensation de joie semblait l'avoir abandonné. Il aimait à contempler les magnifiques couchers de soleil dont la splendeur arrivait à clamer les tourments de son âme. L'état de son frère l’inquiétait énormément. Les médecins étant incapables de définir le mal dont on il souffrait,  il s’affaiblissait de jour en jour sans que personne n'y puissent rien. Son père l'avait tenu informé de la situation et dès qu'il l'avait jugé critique, il avait décidé de le faire venir de toute urgence. Un bruit sortit Oran de ses pensées. Ceydric semblait s'être réveillé. Il le regarda, mais il s'était juste retourné. Une immense tristesse s'empara alors de lui. Maintenant qu'il était là que pouvait-il faire de plus? Rien à part passer ces journées au son chevet et de lui parler de la splendide jeune fille rousse qu’il avait rencontré et qui ne cessait de hanter ces pensées. Oran continuait à regarder son frère tout en se remomérant les bons moments qu'ils avaient passés encore, il n'y avait pas si longtemps. Quiconque voyait ces deux frères seraient surpris. Ils étaient aussi différents que complémentaires. Oran était aussi blond que son frère était brun. Ses yeux azurs s’opposaient à ceux de Ceydric, qui étaient de jais. Il était aussi impulsif que Ceydric était prudent. La sagesse de Ceydric lui venait de sa mère, une beauté celte, issue d’une lignée de sang royal. A vingt-neuf ans, il ne cherchait pas à impressionner les gens. C’était un sculpteur hors-pair qui adorait son métier et réaliser de vraies petites merveilles. Il était connu à travers le monde et participait à de nombreux salons. Mais sa maladie, qui s’était déclaré il y avait moins d’un an, l’avait limité dans ses activités, en l'obligeant à rester alité de nombreuses et longues semaines. Ce mal inconnu qui le rongeait ne cessait de  croître. Ses parents, fort inquiets, ne savaient toujours pas ce qui en était la cause. Ils n’allaient pas tarder à apprendre qu’elle était lié à leur passé.
Par Marypistache
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 16 mars 2006
Chapitre 9 : L’homme mystèrieux
 papillon
Hanaëlle avait bien du mal à cacher sa véritable identité dans cette boutique qui était pour elle une sorte de chez-elle. Son monde lui manquait, non pas que le monde des humains ne soit pas attrayant et attirant ; mais elle avait tout perdu. Elle y avait laissé tous ses amis. Du jour au lendemain, elle avait décidé de devenir humaine pour lui. Elle avait fait tout ça pour Oran et elle se retrouvait seule. Heureusement, elle avait rencontré Mariana, qui lui rappelait parfois sa mère de par sa gentillesse. Elle ne lui avait pas dit toute la vérité. Il était vrai que son père l’avait chassée en apprenant qu’elle était amoureuse d’un humain : elle, la future reine des fées ! Comment avait-elle pu oser ? Elle savait simplement que les sentiments ne se commandent pas et qu’elle était prête à tout quitter pour Oran, ce qu’elle avait fait poussé par la colère de son père. Elle savait bien au fond d’elle-même qu’il l’aimait même s’il avait trouvé insupportable l’idée qu’elle, la princesse Hanaëlle, aime un mortel. Mais, rien n’avait pu la retenir dans sa fuite même pas son fidèle serviteur Anauel, qui la connaissait depuis qu’elle était enfant et l’aimait comme sa propre fille. Il avait essayé de la convaincre, en vain. Elle était aussi têtue que son père et avait la rancune tenace. Que de souvenirs douloureux....ne cessait-elle de se répéter. Elle fut interrompue par l’arrivée d’un client peu ordinaire. Il était vécu d’un costume magnifique de velours noir qui rappelait ceux portés au siècle dernier et avait un chapeau de feutre noir qui lui cachait une partie du visage. Mariana était partie faire une course et Hanaëlle était chargée du magasin. C’est sûrement un excentrique richissime, pensa-t-elle. Elle se dirigea vers l’homme qui regardait de très près une statuette et lui demanda s’il n’avait besoin de rien.
-        Merci, mademoiselle. Je ne fais que regarder, lui dit-il en lui souriant et en se détournant d'elle pour contempler à nouveau la statuette, qui ne mesurait qu'une dizaine de centimètre et représentait une fée assoupie sur un champignon qu’un petit écureuil regardait dormir.
-        Vous êtes sûr. Vous ne recherchez pas un article en particulier ? demanda-t-elle poliment.
-        Merci de vous occuper si bien de moi, mais je vous assure que je ne veux que jeter un coup d’œil, répondit-il sans lever les yeux.
-        Bien, monsieur.
-        Puis-je vous demander quelque chose ?
Il s’était relevé et était plus grand qu’Hanaëlle qui devait lever les yeux pour le regarder. Dieu qu’elle était petite. Sa petite taille était bien plus gênante dans ce monde-ci.
-        Oui, bien sûr .
-        Quel est votre nom si ce n’est pas indiscret ? Vous n’êtes pas la fille de la propriétaire, il me semble.
-        Non, vous avez raison.
Avant qu’elle n’ait pu en dire plus. L’homme avait repris.
-        Je ne voulais pas être indiscret. Mais vous me rappelez quelqu’un.
Hanaëlle ne connaissait personne à part les clients de la boutique et quelques amis de Mariana. Très peu de fées, qui vivaient dans ce monde, connaissaient son nom et personne ne devait savoir où elle était. Cela faisait des mois qu’elle s’était enfuie.
-        Ca ne ma dérange pas. Je m’appelle Hanaëlle.
Lorsqu’elle prononça son prénom, la physionomie de l’homme changea brusquement. Il porta la main à son cœur. Il semblait faire un malaise. Elle lui proposa de s’asseoir et lui emmena un verre d’eau fraîche. Elle décida de fermer la boutique jusqu’au retour de Mariana.
-        Vous allez mieux, monsieur ? demanda-t-elle inquiète.
-        Arrête de me vouvoyer, s’il te plait.
Cette voix lui semblait familière. Mais qui était-il ? Hanaëlle recula d’un pas. Elle n’avait pas peur mais ce mouvement fut instinctif.
-        Tu ne me reconnais donc pas. Depuis que tu es partie, je suis à ta recherche. Et il a été très difficile de te retrouver.
-        Mais cette voix, ne serait-ce pas …
-        Mais oui, c’est bien moi.
D’un geste, il retira son chapeau et elle aperçut ses longs cheveux gris attaché par un ruban noir. Elle se jeta dans ses bras et se mit à pleure à chaudes larmes.
-        Anauel, Anauel, c’est bien toi. Si tu savais comme tu m’as manqué. Je me suis sentie si seule…
Les paroles jaillissaient de sa bouche. Elle n’arrivait pas à s’arrêter, l’émotion était trop forte. Anauel l’obligea à se taire, essuya de sa main les larmes qui striaient ses joues et la fit asseoir à ses cotés.
-        Princesse,…
-        Je ne suis plus une princesse, coupa Hanaëlle, qui du coup avait retrouvé tous ses esprits. Elle le fixait, le regard légèrmement courroucé
-        Et tu ne me tutoies plus ?poursuivit-elle.
-        Hanaëlle, nous avons besoin de toi. Ton peuple a besoin de toi !,s'exclama-t-il la voix pleine d'emotion
Elle se leva brusquement. La colère se lisait à présent sur son visage.
-        Je n’ai plus de peuple, mon père m’a reniée parce que j’aime un humain. Je n’ai plus de maison et encore moins de peuple. Je ne suis rien pour vous !
-        Vous êtes notre seule chance !
-        Je n’appartiens plus au monde des fées !
C’est à cet instant que Mariana entra, Hanaëlle avait oublié de la fermer à clef, et qu'elle aperçut Hanaëlle et cet homme aux oreilles pointues. Elle avait entendu la dernière phrase qu’avait prononcée Hanaëlle , puis ce fut le noir total. Avant de s’évanouir, elle eut cette dernière pensée : C’était donc vrai ! !...
Par Marypistache
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 16 mars 2006
Chapitre 10 :
La véritable identité d’Hanaelle
papillon 
Mariana se réveilla dans son lit. Elle regarda sa montre. Les aiguilles indiquait onze heures. Elle se demandait bien ce qu'elle pouvait bien faire dans son lit à une heure pareille, un jour de semaine. Les événements de la matinée lui revenait progressivement en tête.Elle se souvenait avoir fait une course et d'être entrée dans son magasin et puis, c'est le noir total. Elle se dit qu'elle devait avoir eu un malaise et que Mariana s'était occupée d'elle comme elle le faisait si bien d'ailleurs, déjà depuis quelques mois. Mais où était Hanaelle ? C'est à cet instant qu'une phrase lui revint à l’esprit: « Je n’appartiens plus au monde des fées ! » Cette  phrase...Cette phrase avait bien jailli des lèvres d’Hanaelle. Elle en était persuadée. Elle n’avait pas rêvé ! De son côté, la jeune fille, assise sur son canapé favori,ne savait pas comment réagir. Elle avait bien aperçu Mariana qui passait la porte, mais trop tard. La vérité allait donc éclater au grand jour. Tout dépendrait de l’attitude de Mariana. Elle n’avait peut-être rien entendu mais elle savait bien que cet espoir était vain… Peut-être que… La jeune fille était toujours perdue dans ses pensées quand Mariana fit son entrée dans le salon. L’homme à la chevelure grise était là aussi, assis aux côtés d’Hanaelle et la regardait avec inquiétude. Mariana ne se souvint pas tout de suite de lui. A force de le regarder, elle se rappela l'avoir entre-aperçu dans la boutique à travers la vitrine et d'avoir trouvé son accoutrement excentrique. Elle ne savait pas quelle attitude adopter. Elle pensait qu'elle devait surement le remerciait d'avoir aidé Hanaelle à la transporter. Elle savait bien qu'elle n'était pas un poids plume. Hanaelle, percevant son indécision, prit les devants :
-        Mariana, tu m’as fait une de ses peurs. Je n’ai pas compris ce qui t’es arrivé ! Heureusement que ce monsieur a bien voulu m’aider à t'emmener dans ta chambre.
Mariana lui adressa un signe de tête en guise de remerciement et le plus beau sourire dont elle était capable sur le moment.Elle ne savait toujours  pas ce qu'elle devait faire. L’homme garda le silence et lui rendit son salut. Il la regardait maintenant avec insistance. Elle avait l’impression qu’il pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert. Elle se sentit tout à coup nue et vulnérable. Son regard gris clair la troublait au plus profond d’elle-même. Elle était restée à l’entrée du salon et les dévisageait tous deux. Ils étaient aussi beaux l’un que l’autre et semblaient être entourés d’une aura, qu’elle ne pouvait qualifier que de magique ! Elle décida d’en avoir le cœur net.
-        Dis-moi la vérité, Hanaelle. Qui es-tu vraiment ?
Hanaelle n’osait répondre. Dire la vérité revenait à trahir une des lois ancestrales des fées, à révéler l’existence du Royuame des Fées et pouvait mettre son monde en péril. Mais mentir à Mariana lui était désormais impossible. Elle était devenue au fil des mois, sa meilleure amie et elle la considérait comme sa famille. Elle savait pertinemment que Mariana était tolérante et ouverte aux idées nouvelles et qu’elle croyait aux fées… Mais elle avait peur que son attitude ne change si elle apprenait que la jeune fille rousse qu’elle avait secourue sans poser de questions était de lignée royale et la future Reine des Fées. Un épais silence flottait dans la pièce. C’est à cet instant que l’homme se leva et prit la parole :
- Je vous présente la Princesse Hanaelle, fille de son altesse royal Elohim, Roi du Royaume des Fées.
Par Marypistache
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 5 décembre 2006
Chapitre 11 : La Fée Hanaelle
papillon
Mariana se sentait défaillir à nouveau, mais elle fut retenue par deux bras puissants. Dès qu’il avait compris qu’elle allait de nouveau s’évanouir, il s’était levé précipitamment pour la récupérer. Il comprenait sa surprise et son émotion dont il était en partie responsable. N’était-ce pas à cause de lui qu’elle devait vivre tous ces changements ? Mariana rouvrit les yeux et plongea une fois de plus son regard dans ces yeux gris clair. Il la regardait avec douceur et avec une légère pointe d’inquiétude dans le regard. Mais qu’avait-elle à s’évanouir à tout de champ ? Il fallait qu’elle retrouve ses esprits et la raison. La raison, elle pensait bel et bien l’avoir perdue pour de bon. Hanaëlle, une fée ! Elle aura tout entendu aujourd’hui ! Il fallait surtout qu’elle sorte vite de ces bras même si c’était la première fois qu’elle se sentait aussi bien. C’est tout de même un inconnu, pensa-t-elle . Chose étrange, Hanaëlle semblait le connaître. Elle reprit une contenance.
-        Assez plaisanter ! venons-en aux choses sérieuses.
Mariana ne pouvait admettre qu’Hanaëlle était une fée. Même si elle voulait y croire… c’était impossible qu’une fée soit aussi grande et n’ait pas d’ailes !
-        Mais je suis très sérieux, répondit posément l’homme aux magnifiques yeux gris. Pardonnez mon impolitesse, je ne me suis pas présenté. Je m’appelle Anauel.
Ca me fait une belle jambe, ne put-elle s’empêcher de penser. C’est peu commun comme prénom, aussi mystérieux que son possesseur, se dit-elle.
-        Premièrement, Hanaëlle n’a pas l’air d’une fée. Deuxièmement où sont ses ailes, troisièmement, elle n’est pas un peu grande pour une fée et enfin quatrièmement pour finir… Arrêtons avec ces sornettes ! dit-elle en se jetant sur le canapé.
Hanaëlle regarda Anauel qui ne semblait pas inquiet. Il avait un petit sourire en coin et semblait s’amuser de l’incrédulité de Mariana. Il lui jeta un regard comme pour lui donner le feu vert. Il lui permettait d’enfreindre les règles. Hanaëlle ne se fit pas prier deux fois et elle allait exaucer tous les vœux de Mariana. Il lui fallait un peu de concentration pour faire réapparaître ses ailes. Cela faisait des mois qu’elle ne les avait pas faire apparaître et elle prit quelques minutes pour y parvenir. Sous ses yeux, Mariana vit apparaître derrière la jeune fille deux magnifiques ailes translucides et scintillantes. Elle n’en croyait pas ses yeux, son cœur ne l’avait pas trompé. Hanaëlle était belle et bien une fée. Hanaëlle ne voulait pas s’arrêtait en si bon chemin, elle allait retrouver sa taille réelle quand Anauel l’en empêcha.
-        Nous n’avons plus de temps à perdre, déclara-t-il d’une voix forte. Votre père et le Royaume courent un grave danger, Princesse, et vous seule, pouvez les aider.
Hanaëlle regarda Mariana qui n’avait pas dit un mot depuis un certain temps et allait parler quand Mariana déclara d’un ton solennel :
Il est des choses qui n’attendent pas, Princesse Hanaëlle.
Par Marypistache
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus