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La muse rendit visite au poète
Le voyant anéanti à sa table,
Elle s’approcha de lui
Et
Déposa sur son front blême
Un tendre baiser
De sa caresse légère,
Elle lui redonna vie
Ses grands yeux s'illuminèrent,
Et semblable à un grand ciel étoilé
Tel était à présent son regard
L’or de ses lèvres avaient scellé
L’union sacré
Du poète et de sa muse,
Qui savait fait éclore au-delà de la nuit
Les fleurs de son inspiration.
Lui rendant son amour dans un geste insensé,
L’homme lui vola un baiser
Sous cette étreinte subie,
Elle devint pour quelques heures
Un être de chair et de passion
Et
Mortelle
Dans les bras de son amant,
Elle goûta avec délice aux fruits de ses baisers.