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La Petite Fée du Bois
Les menusiers doivent bien la connaître... Elle aime traîner dans leur atelier et les inspirer. N'avez-vous jamais entendu un bruissement d' ailes tout près de votre oreille... et des petits éclats de rire aussi fins que du crital. Si c'est le cas, cela veut dire que vous n'êtes pas seul! Elle est là tout prêt de vous à vous regarder travailler! Elle adore l'odeur du bois, l'odeur du vernis sur les meubles... Vous voir restaurer des vieux meubles est pour elle une grande joie car parfois se cache dans une amoire une petite fée qui n'avait pas voulu quitter sa demeure... Vous ne les voyez pas qui papotent et se racontent mille et un souvenirs. La petite fée qui voit sa demeure embellir sous les mains de l'artisan se sent rajeunie de cent ans! C'est qu'elles ne sont pas toutes jeunes, nos amies les fées. Leur sagesse s'est accumulée au cours des siècles et si vous voulez bien leur prêter l'oreille, vous entendrez peut-être si vous faîtes bien attention leurs conseils. Peut-être est-ce elles, ces petites voix que vous entendez-vous avertir de dangers? Elles ont aussi leurs lieux de prédilections, les bois, les jardins, les vieux meubles, les greniers... Elles sont partout là où l'harmonie, le bonheur et la création régnent... Elles aiment s'amuser et sont toujours très gaies comme nos deux petites fées de tout à l'heure. Mais que font-elles? Elles glissent à l'oreille de notre menuisier quelques idées pour améliorer la demeure de la petite fée de l'armoire. Une inspiration semble soudain lui être parvenue et il se met au travail! Si vous voyez comme il la bichonnent cette amoire avec tant de tendresse et de délicatesse. Il la traite comme une personne aimée... Il la caresse, la charme , l'envoûte des mains puissantes et expertes. Et ne voilà pas que notre armoire est restaurée. C'est bientôt l'heure des adieux! Nos deux petites fées passeront la nuit entière à discuter, rire et chanter. Quand au menuisier, ses rêves seront peuplés d'objets plus beaux les uns que les autres que dès son réveil, il dessinera sur le papier avant de les fabriquer... C'est un cadeau de nos deux petites fées pour le remercier de son fabuleux travail... Notre petite fée s'en retournera à la contemplation et peut-être même qu'un jour si vous allez dans un atelier de menuiserie, un vrai, verrez-vous une petite fée assise sur un morceau de bois en train d'observer un menuisier en train de sculpter une magnifique figurine de ... fée
Marypistache
P.S : merci à Francisek pour son générateur de texte dégradé! C'est joli non ? ( le titre! )
Cliquez sur clien si vous voulez faire de même :
Petite Fée et le Mage Blanc
Une Sorcière à la beauté maléfique avait décidé d’accroître sa puissance en volant l’essence même des fées. Elle s’était servie d’un magicien qu’elle avait mis en son pouvoir et était devenu un mage des ténèbres. Il les capturait, puis emprisonnait leur essence magique dans des boules de cristal. Les petites fées, vidées de leur magie, étaient comme figées, et ressemblaient à des marionnettes sans vie. Il les enfermait ensuite dans des prisons de pierre. Chaque fée était transformée en petite figurine de pierre et était plongée dans un profond sommeil. Le Mage Noir , la Sorcière Maryaelle l’avait rebaptisé ainsi, était auparavant un magicien à qui les fées aimaient rendre visite. Une solide amitié était née entre Petite Fée et lui, anciennement connu sous le nom Du MageBlanc. Petite Fée était même tombée follement amoureuse de lui, mais elle n’osait pas lui avouer son amour car il était veuf et semblait encore très attaché à son défunte épouse, une femme d’une extrême bonté aussi belle que l’aurore. Petite Fée lui rendait souvent visite, mais pas depuis quelques temps : son cœur était meurtri de ne pouvoir lui avouer ses sentiments véritables. Le Mage Blanc se sentit au cours de ces mois sans Petite Fée de plus en plus triste. Petite Fée lui avait dit qu’elle partait rendre visite à sa mère qu’elle n’avait pas vu depuis des mois. En réalité, elle allait soigner son cœur blessée auprès de celle qui avait toujours su trouver les mots justes pour l’apaiser. De son côté, le Mage Blanc occupait ses journées à étudier , créer de nouveaux sortilèges, et à s’occuper de son jardin qui était réputé dans toute la région. Maryaelle, sorcière maléfique dont la beauté était aussi enchanteresse que la nuit profonde, avait voulu rencontrer ce Mage Blanc. Elle avait décidé de lui voler ses secrets et d’en faire son esclave. N’était-il pas un homme seul et vulnérable ? Il était certes un magicien puissant dont les pouvoirs étaient incommensurables ; mais c’était tout de même une homme. On ne sait pas par quel malheureux hasard, la vie est plein de mystère, le sort tomba sur le Mage Blanc. Ce dernier , envoûté par le charme agissant de la Sorcière Maryaelle qui n’eut recours qu’à un sortilège mineur pour l’asservir, devint aussitôt son serviteur dévoué. Il ne lui était pas indifférent, elle avait donc décidé qu’il serait également un de ses nombreux amants. Maryaelle, qui depuis longtemps voulait s’emparer des pouvoirs des fées, trouvait en lui une aide considérable. Il s’emparerait du pouvoir des fées sans qu’elles s’en aperçoivent, voyant toujours en lui leur grand ami. Pourquoi en effet, se serait-elle méfiée de lui ? Maryaelle avait tout prévu. Elle avait fait courir une rumeur qui disait qu’un mortel, chasseur de fées, en avait déjà capturé un bon nombre, dans des régions voisines, pour les ajouter à sa collection déjà conséquente. Les fées voyant les leurs disparaître une après l’autre commencèrent à paniquer. Elles ne sortaient plus se promener dans la forêt comme à leur habitude et certaines ne sortaient même plus de le chez elle. La rumeur était parvenue jusqu’aux oreilles de Petite Fée, qui se faisait du souci pour ses amis. Elle décida d’écourter sa retraite et de revenir sur le champ .Arrivée au village, elle alla directement voir sa meilleure amie, Anabelle. Cette dernière, heureusement, était en bonne santé mais très secouée : son petit ami, Azaniel, avait disparu la nuit dernière. Petite Fée décida d’aller demander de l’aide à son grand ami, le Mage Blanc. Elle savait que son cœur saignerait à nouveau rien qu’à sa vue, mais il en allait du salut de tous et c’était, elle en était intimement persuadée, leur seul espoir. Elle prit donc seule, et contre l’avis d’Anabelle, la route menant vers la demeure de son vieil ami. Elle ne le vit pas comme à son accoutumé en train de s’occuper de ses plantes. Il devait être à l’intérieur, trop occupé à confectionner de nouvelles potions. Elle remarqua que sa serre, sa si précieuse serre, était à l’abandon… Il lui est arrivé quelque chose, se dit-elle, prise d’une soudaine panique. Elle entra dans le salon qu’elle trouva désert, il devait être dans son atelier, se rassura-t-elle. Elle entendait un bruit, qu’elle reconnut, au fond de la maison. Il était bien là. Elle entra dans l’atelier et fut immobilisée. Elle ne pouvait plus bouger. Mais que lui arrivait-il ? C’est alors qu’elle l’aperçut, son visage portait les marques d’une grande fatigué mais était sans expression. Il paraissait comme soumis à sort. Elle essaya de lui parla, mais sa voix n’arrivait pas à sortir. Elle devait pourtant réussir . Reiyel… fut le seul mot qu’elle parvint à prononcer après un effort intense. Elle réessaya.
- Reiyel… Ne me reconnais-tu pas ? C’est moi, Petite Fée…
F in
Petite Fée, la Fée des Rêves...
- Tu as enfin compris.
Elle ouvrit les yeux et vit une petite fée couleur soleil qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau assise sur une branche. Elle osa parler :
- Compris quoi ?
- Tu es la Fée des Rêves, mais tu as aussi TES rêves. Il ne faut pas que tu l’oublies. Tes rêves sont aussi importants que ceux que tu aides à mettre au monde. Si tu ne crois pas en tes rêves alors tous les rêves mourront aussi…
- Je ne comprends pas…
La petite fée auréolée d’une aura dorée répondit :
- Même les rêves qui meurent ont existé. Ils devaient mourir pour laisser place à un autre rêve. Tu ne peux pas réaliser tous les rêves. Et pour réaliser un rêve, il faut vraiment y croire. Je m’étais enfuie parce que je ne me trouvais plus à ma place…
La petite fée s’était tue un moment puis poursuivit :
- Tu étais tellement triste et tu semblais avoir perdu tout espoir que j’ai décidé de t’aider…
Petite Fée la coupa en s’exclama :
- Mais tu m’as abandonnée…
- Non, je ne t’ai pas abandonnée. Je t’ai donné la possibilité de te retrouver, de te délivrer de ta tristesse et de croire à nouveau en toi ! Ne sens-tu pas une différence ?
Petite Fée ferma les yeux et ressentit dans sa poitrine un feu intense mais tellement doux… Elle ne s’était jamais sentie aussi bien. Quand elle ouvrit les yeux la petite fée toute dorée n’était plus là, Petite Fée avait compris et souriait à présent. Elle s’était levée et avait commencé à marcher. Quand elle se retourna une dernière fois pour essayer de l'apercevoir, elle entendit la petite voix de la fée portée par le vent lui dire :
« N’arrête jamais de croire en tes rêves, jamais, jamais…»
Fin
Une robe dans une noix
Les petites fées lisent des histoires de princesses et les petites princesses des histoires de fées, c’est bien connu. Maelys était tombée sous le charme de cette princesse qui avait trouvé dans des noix de magnifiques robes couleur soleil et couleur de lune... Elle avait décidé, elle aussi, de se mettre à la recherche des ses noix extraordinaires et de trouver une de ses magnifiques robes. Eynora, sa maman, avait trouvait l’idée originale et voulait aider son petit bout de chou en lui faisant une surprise. Elle avait décidé de lui confectionner la plus belle des robes de princesse. Elle se mettait au travail quand Maelys sortait chercher ses fameuses noix avec sa meilleure amie Ceylia. Elle fouillait la forêt de fond en comble mais pas la moindre trace de noix. Sa mère ne voulait pas la décourager car elle savait bien qu’il n’y avait pas de noix dans la forêt. Elle était donc aller en chercher une chez les humains. Il faut savoir qu’une fée ne vole jamais. Elle l’avait donc échangée contre un magnifique bouquet de fleurs de champs. Elle avait pris la petite qu’elle avait trouvé et l’avait ouverte. Heureusement que les humais avaient inventé le casse-noisette! Ca n’avait pas été facile mais elle avait finalement réussi à l’ouvrir. Ne restait plus qu’à la cacher le temps de confectionner la robe ! Elle la cacha dans le grenier. Eynora ,voyant sa fille se décourageait après être revenu bredouille, décida de lui redonner espoir.
- Ma chérie, quand tu auras trouvé cette noix, qu’y aura-t-il à l’intérieur ? demanda-t-elle à Maelys qui boudait dans un coin.
Fin