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Jeudi 16 mars 2006
 
Chapitre 3 : Quels vêtements étranges !
papillon
 
Elle portait la jeune fille sur son dos quand elle l’entendit murmurer : Oran… Oran…
Mariana la déposa sur le canapé et alla chercher une serviette pour l’essuyer ainsi qu’un pyjama pour qu’elle soit au sec. Elle n’avait pas eu le temps de faire attention aux vêtements de la jeune fille. Elle n’avait vu que son regard désespéré rempli de larmes. Ses vêtements étaient bien étranges. Il semblait fait de feuilles et de fourrure. C’était la première fois qu’elle voyait des vêtements pareils. Ils lui rappelaient bien quelque chose mais quoi?… Elle mit ses affaires de côté et changea la jeune fille. Ses cheveux roux étaient ternes et semblaient avoir connu des jours meilleurs. Maintenant qu'elle était au sec, au chaud sous une couette et le front recouvert d’un gant humide, elle avait l’air mieux. La fièvre était un peu tombée. Mariana décida de la faire manger un peu. Elle lui prépara une bonne soupe de potiron, avec une cuillère de crème fraîche, qui avait le don de lui remonter le moral quand elle avait le cafard. Elle lui servit un bol. Arrivée dans le salon, elle vit les vêtements qu’elle avait abandonné aux pieds du canapé et déposa le bol de soupe sur la table basse, quand elle s'aperçut que la jeune fille dormait profondément. Elle put donc s’y intéresser enfin. La cape noire qui lui couvrait tout le corps était faite d’une pièce et était douce comme du velours. L’ensemble qu’elle portait était constitué d’un bustier et d’une petite jupe, le tout couleur émeraude et ambre. Le motif du tissu ressemblait à un assemblage de feuilles jaunies et fraîchement cueillies. Légers et délicats, Mariana les manipulait avec précaution. Elle décida de ne pas le passer à la machine mais de s'en occuper elle-même. Elle se mit au travail. L’opération lui parut encore plus difficile que prévue car elle avait peur de les abîmer. Elle les lava tant bien que mal. Une idée ne cessait de lui trotter dans la tête, il lui semblait avoir déjà vu ces vêtements mais où ? Là était la question
 
Par Marypistache - Publié dans : Un amour de fée : ma toute première histoire
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Vendredi 27 janvier 2006

La Petite Fée du Bois

Les menusiers doivent bien la connaître... Elle aime traîner dans leur atelier et les inspirer. N'avez-vous jamais entendu un bruissement d' ailes tout près de votre oreille... et des petits éclats de rire aussi fins que du crital. Si c'est le cas, cela veut dire que vous n'êtes pas seul! Elle est là tout prêt de vous à vous regarder travailler! Elle adore l'odeur du bois, l'odeur du vernis sur les meubles... Vous voir restaurer des vieux meubles est pour elle une grande joie car parfois se cache dans une amoire une petite fée qui n'avait pas voulu quitter sa demeure... Vous ne les voyez pas qui papotent et se racontent mille et un souvenirs. La petite fée qui voit sa demeure embellir sous les mains de l'artisan se sent rajeunie de cent ans! C'est qu'elles ne sont pas toutes jeunes, nos amies les fées. Leur sagesse s'est accumulée au cours des siècles et si vous voulez bien leur prêter l'oreille, vous entendrez peut-être si vous faîtes bien attention leurs conseils. Peut-être est-ce elles, ces petites voix que vous entendez-vous avertir de dangers? Elles ont aussi leurs lieux de prédilections, les bois, les jardins, les vieux meubles, les greniers... Elles sont partout là où l'harmonie, le bonheur et la création régnent... Elles aiment s'amuser et sont toujours très gaies comme nos deux petites fées de tout à l'heure. Mais que font-elles? Elles glissent à l'oreille de notre menuisier quelques idées pour améliorer la demeure de la petite fée de l'armoire. Une inspiration semble soudain lui être parvenue et il se met au travail! Si vous voyez comme il la bichonnent cette amoire avec tant de tendresse et de délicatesse. Il la traite comme une personne aimée... Il la caresse, la charme , l'envoûte des mains puissantes et expertes. Et ne voilà pas que notre armoire est restaurée. C'est bientôt l'heure des adieux! Nos deux petites fées passeront la nuit entière à discuter, rire et chanter. Quand au menuisier, ses rêves seront peuplés d'objets plus beaux les uns que les autres que dès son réveil, il dessinera sur le papier avant de les fabriquer... C'est un cadeau de nos deux petites fées pour le remercier de son fabuleux travail... Notre petite fée s'en retournera à la contemplation et peut-être même qu'un jour si vous allez dans un atelier  de menuiserie, un vrai, verrez-vous une petite fée assise sur un morceau de bois en train d'observer un menuisier en train de sculpter une magnifique figurine de ... fée

 

 

Marypistache

 

 

P.S : merci à Francisek pour son générateur de texte dégradé! C'est joli non ? ( le titre! )

 

 

 Cliquez sur clien si vous voulez faire de même :

 

 

http://www.francisek.com/article-920864-6.html

Par Marypistache - Publié dans : Mes petites fées
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Vendredi 27 janvier 2006

Petite Fée et le Mage Blanc


Une Sorcière à la beauté maléfique avait décidé d’accroître sa puissance en volant l’essence même des fées. Elle s’était servie d’un magicien qu’elle avait mis en son pouvoir et était devenu un mage des ténèbres. Il les capturait, puis emprisonnait leur essence magique dans des boules de cristal. Les petites fées, vidées de leur magie, étaient comme figées, et ressemblaient à des marionnettes sans vie. Il les enfermait ensuite dans des prisons de pierre. Chaque fée était transformée en petite figurine de pierre et était plongée dans un profond sommeil. Le Mage Noir , la Sorcière Maryaelle l’avait rebaptisé ainsi, était auparavant un magicien à qui les fées aimaient rendre visite. Une solide amitié était née entre Petite Fée et lui, anciennement connu sous le nom Du MageBlanc. Petite Fée était même tombée follement amoureuse de lui, mais elle n’osait pas lui avouer son amour car il était veuf et semblait encore très attaché à son défunte épouse, une femme d’une extrême bonté aussi belle que l’aurore. Petite Fée lui rendait souvent visite, mais pas depuis quelques temps : son cœur était meurtri de ne pouvoir lui avouer ses sentiments véritables. Le Mage Blanc se sentit au cours de ces mois sans Petite Fée de plus en plus triste. Petite Fée lui avait dit qu’elle partait rendre visite à sa mère qu’elle n’avait pas vu depuis des mois. En réalité, elle allait soigner son cœur blessée auprès de celle qui avait toujours su trouver les mots justes pour l’apaiser. De son côté, le Mage Blanc occupait ses journées à étudier , créer de nouveaux sortilèges, et à s’occuper de son jardin qui était réputé dans toute la région. Maryaelle, sorcière maléfique dont la beauté était aussi enchanteresse que la nuit profonde, avait voulu rencontrer ce Mage Blanc. Elle avait décidé de lui voler ses secrets et d’en faire son esclave. N’était-il pas un homme seul et vulnérable ? Il était certes un magicien puissant dont les pouvoirs étaient incommensurables ; mais c’était tout de même une homme. On ne sait pas par quel malheureux hasard, la vie est plein de mystère, le sort tomba sur le Mage Blanc. Ce dernier , envoûté par le charme agissant de la Sorcière Maryaelle qui n’eut recours qu’à un sortilège mineur pour l’asservir, devint aussitôt son serviteur dévoué. Il ne lui était pas indifférent, elle avait donc décidé qu’il serait également un de ses nombreux amants. Maryaelle, qui depuis longtemps voulait s’emparer des pouvoirs des fées, trouvait en lui une aide considérable. Il s’emparerait du pouvoir des fées sans qu’elles s’en aperçoivent, voyant toujours en lui leur grand ami. Pourquoi en effet, se serait-elle méfiée de lui ? Maryaelle avait tout prévu. Elle avait fait courir une rumeur qui disait qu’un mortel, chasseur de fées, en avait déjà capturé un bon nombre, dans des régions voisines, pour les ajouter à sa collection déjà conséquente. Les fées voyant les leurs disparaître une après l’autre commencèrent à paniquer. Elles ne sortaient plus se promener dans la forêt comme à leur habitude et certaines ne sortaient même plus de le chez elle. La rumeur était parvenue jusqu’aux oreilles de Petite Fée, qui se faisait du souci pour ses amis. Elle décida d’écourter sa retraite et de revenir sur le champ .Arrivée au village, elle alla directement voir sa meilleure amie, Anabelle. Cette dernière, heureusement, était en bonne santé mais très secouée : son petit ami, Azaniel, avait disparu la nuit dernière. Petite Fée décida d’aller demander de l’aide à son grand ami, le Mage Blanc. Elle savait que son cœur saignerait à nouveau rien qu’à sa vue, mais il en allait du salut de tous et c’était, elle en était intimement persuadée, leur seul espoir. Elle prit donc seule, et contre l’avis d’Anabelle, la route menant vers la demeure de son vieil ami. Elle ne le vit pas comme à son accoutumé en train de s’occuper de ses plantes. Il devait être à l’intérieur, trop occupé à confectionner de nouvelles potions. Elle remarqua que sa serre, sa si précieuse serre, était à l’abandon… Il lui est arrivé quelque chose, se dit-elle, prise d’une soudaine panique. Elle entra dans le salon qu’elle trouva désert, il devait être dans son atelier, se rassura-t-elle. Elle entendait un bruit, qu’elle reconnut, au fond de la maison. Il était bien là. Elle entra dans l’atelier et fut immobilisée. Elle ne pouvait plus bouger. Mais que lui arrivait-il ? C’est alors qu’elle l’aperçut, son visage portait les marques d’une grande fatigué mais était sans expression. Il paraissait comme soumis à sort. Elle essaya de lui parla, mais sa voix n’arrivait pas à sortir. Elle devait pourtant réussir . Reiyel… fut le seul mot qu’elle parvint à prononcer après un effort intense. Elle réessaya.

-        Reiyel… Ne me reconnais-tu pas ? C’est moi, Petite Fée…

Il la regarda mais son visage était toujours aussi inexpressif. Elle remarqua, maintenant qu’il était suffisamment proche d’elle, qu’il n’arborait plus sa magnifique robe blanche, il l’avait troquée contre des vêtements couleur de nuit.
-        Reiyel, écoute-moi, tu n’es plus toi-même… Tu es sous l’emprise d’un sortilège… Réagis, Reiyel !
Elle avait terminé sa phrase dans un cri, un cri de désespoir. Il la transportait maintenant vers sa table de travail, c’est alors qu’elle vit en face d’elle sur l’étagère, les statuettes de fée. Elle semblait de marbre et était d’une précision parfaite. Ces statuettes ne représentait que des petites fées endormies. Soudain, elle reconnut Azaniel. C’était la dernière statuette sur la droite. C’est alors qu’elle comprit ce qui l’attendait. C’était lui le «chasseur de fées ». Ca ne pouvait pas être lui, pas Reiyel… Il fallait qu’elle brise cet enchantement…
-         Reiyel, écoute-moi. Je t’aime ! Je t’ai toujours aimé…
Il était affairé à préparer ses instruments. Il s’était arrêté un moment en entendant ces trois petits mots qui portent en eux la plus puissante des magies, mais il était encore sous cette emprise maléfique.
-        Je t’ai toujours aimé, depuis la première fois que je t’ai vu. Mais tu semblais encore tellement amoureux de ta femme, d’ Ariana, que je pensais n’avoir aucune chance. Elle semblait dans toutes tes pensées…

Elle avait perçu une lueur quand elle avait prononcé son nom, le nom de cette femme qu’il avait tant aimé.
-
        Lutte pour Ariana ! Tu l’as toujours aimé. Pense à ta femme !

Reiyel entendait une petite voix dans sa tête. Mais il la connaissait, c’était celle de Petite Fée. Il voulait ,lui aussi, lui parler mais il ne le pouvait pas, il était comme emprisonné dans son propre corps. Avait-il bien compris, elle l’aimait et ce depuis, le jour de leur rencontre. Elle n’avait jamais osé le lui dire parce qu’elle croyait qu’il ne l’aurait jamais aimée. Mais, il avait compris, depuis qu’il était prisonnier de ce sortilège, qu’il l’aimait de tout son être, c’était à elle qu’il pensait, c’était elle, sa lueur d’espoir. Il avait vraiment aimé sa femme mais elle n’était plus de ce monde à présent et elle l’aimait. Il s’apprêtait à lui voler ses pouvoirs et elle l’aimait . Il se figea tout à coup. Il menait une lutte contre le même pour reprendre possession de son corps. Il ne pouvait pas lui voler ses pouvoirs, pas à elle, pas ceux de Petite Fée… Petite Fée était épuisée par l’effort qu’elle venait de faire. Il la vit tout à coup, elle semblait sans vie. A cet instant, le charme se brisa, il retrouva possession de son corps et prit Petite Fée dans ses mains. Lui ayant donné sa taille humaine, il poussa sa tête contre son cœur. Il battait, elle n’était pas morte. Par il ne savait quel moyen, elle avait réussi à lui parler alors que le sortilège qui l’emprisonnait l’en empêcher normalement. Il avait eu peur de la perdre… Il avait toujours la tête contre sa poitrine quand il sentit une main sur son visage. Il releva la tête : Petite Fée le regardait en souriant. Il l’embrassa. C’est alors qu’il entendit des petits rires cristallins et des bruissements d’ailes. Ils ne s’étaient pas aperçus que toutes les fées avaient été libérés, une fois le sortilège qui maintenait Reiyel prisonnier, fut brisée. Petite Fée n’avait jamais été aussi heureuse. Elle allait enfin pouvoir vivre heureuse avec celui qu’elle aimait. La vie n’avait jamais semblé aussi belle…

 

F in


 

Par Marypistache - Publié dans : Petites nouvelles
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Vendredi 27 janvier 2006

Petite Fée, la Fée des Rêves... 

Le rêve de Petite Fée était que les hommes n'arrêtent jamais de croire en leurs rêves... Elle était la Fée des Rêves et en particulierdes Rêves Fous, c'étaient ceux qu'elle aimait le plus.Mais, despuis quelques temps, Petite Fée avait perdu espoir de réaliser ses rêves à elle... Elle n'y croyait pas assez fort, lui arrivait-il souvent de penser. Avait-elle raison ou tort, là n'était pas la question. La question était de savoir où sa petite lueur d'espoir s'en était allée. Elle l'avait cherchée en vain derrière ses grands projets, ses petites peurs, ses grandes angoisses, ses plus souvenirs... Nulle part. La petite lueur d'espoir avait un jour disparu sans qu'elle s'en rende copte. Un chagrin d'amour lui avit brisé le coeur en mille morceaux. Eh oui, les fées ne sont pas à l'abir d'un chagrin d'amour malgré tout le bonheur qu'elles donnent au monde. Petite Fée n'arrivait plus à croire aux rêves des autres, elle ne pouvait plus être la Fée des Rêves... Mais c'était toute sa vie, elle était une fée. Que deviendrait-elle si elle n'était plus une fée? Elle se mit à pleurer... Elle était seule dans un bois tranquille, seule et elle pouvait enfin vider son coeur de toute la tristesse qu'elle avait accumulée toutes ses années... Aprés avoir pleuré toutes les larmes de son corps, elle sentit une douce chaleur sur son visage et malgré ses paupières closes, elle pouvait distinguer une lueur d'une luminosité extraordinaire. Elle n'osait pas ouvrir les yeux. C'est alors qu'elle entendit une voix aussi douce qu'un murmure lui dire:

-         Tu as enfin compris.

Elle ouvrit les yeux et vit une petite fée couleur soleil qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau assise sur une branche. Elle osa parler :

-         Compris quoi ?

-         Tu es la Fée des Rêves, mais tu as aussi TES rêves. Il ne faut pas que tu l’oublies. Tes rêves sont aussi importants que ceux que tu aides à mettre au monde. Si tu ne crois pas en tes rêves alors tous les rêves mourront aussi…

-         Je ne comprends pas…

La petite fée auréolée d’une aura dorée répondit :

-         Même les rêves qui meurent ont existé. Ils devaient mourir pour laisser place à un autre rêve. Tu ne peux pas réaliser tous les rêves. Et pour réaliser un rêve, il faut vraiment y croire. Je m’étais enfuie parce que je ne me trouvais plus à ma place…

La petite fée s’était tue un moment puis poursuivit :

-         Tu étais tellement triste et tu semblais avoir perdu tout espoir que j’ai décidé de t’aider…

Petite Fée la coupa en s’exclama :

-         Mais tu m’as abandonnée…

-         Non, je ne t’ai pas abandonnée. Je t’ai donné la possibilité de te retrouver, de te délivrer de ta tristesse et de croire à nouveau en toi ! Ne sens-tu pas une différence ?

           Petite Fée ferma les yeux et ressentit dans sa poitrine un feu intense mais tellement doux… Elle ne s’était jamais sentie aussi bien. Quand elle ouvrit les yeux la petite fée toute dorée n’était plus là, Petite Fée avait compris et souriait à présent. Elle s’était levée et avait commencé à marcher. Quand elle se retourna une dernière fois pour essayer de l'apercevoir, elle entendit la petite voix de la fée portée par le vent lui dire :

 

 « N’arrête jamais de croire en tes rêves, jamais, jamais…»

 

Fin

 

Par Marypistache - Publié dans : Petits contes
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Vendredi 27 janvier 2006

Une robe dans une noix

 

Les petites fées lisent des histoires de princesses et les petites princesses des histoires de fées, c’est bien connu. Maelys était tombée sous le charme de cette princesse qui avait trouvé dans des noix de magnifiques robes couleur soleil et couleur de lune... Elle avait décidé, elle aussi, de se mettre à la recherche des ses noix extraordinaires et de trouver une de ses magnifiques robes. Eynora, sa maman, avait trouvait l’idée originale et voulait aider son petit bout de chou en lui faisant une surprise. Elle avait décidé de lui confectionner la plus belle des robes de princesse. Elle se mettait au travail quand Maelys sortait chercher ses fameuses noix avec sa meilleure amie Ceylia. Elle fouillait la forêt de fond en comble mais pas la moindre trace de noix. Sa mère ne voulait pas la décourager car elle savait bien qu’il n’y avait pas de noix dans la forêt. Elle était donc aller en chercher une chez les humains. Il faut savoir qu’une fée ne vole jamais. Elle l’avait donc échangée contre un magnifique bouquet de fleurs de champs. Elle avait pris la petite qu’elle avait trouvé et l’avait ouverte. Heureusement que les humais avaient inventé le casse-noisette! Ca n’avait pas été facile mais elle avait finalement réussi à l’ouvrir. Ne restait plus qu’à la cacher le temps de confectionner la robe ! Elle la cacha dans le grenier. Eynora ,voyant sa fille se décourageait après être revenu bredouille, décida de lui redonner espoir.

- Ma chérie, quand tu auras trouvé cette noix, qu’y aura-t-il à l’intérieur ? demanda-t-elle à Maelys qui boudait dans un coin.

La petite fille sortit de sa torpeur, se leva et alla s’asseoir sur les genoux de sa mère.

- La plus magnifique des robes, maman. Elle aura la douceur des pétales de roses et la couleur de la neige, répondit-elle les yeux pétillants.
- Une robe toute blanche ?

- Oui, avec des perles de rosée. Elle sera grande comme ça, avec des perles partout…La petite fille était tout excitée et faisait de grands gestes. Elle semblait dessiner la robe dans les airs.
-
Mais, elle doit être magnifique, cette robe ! Tu ne voudrais pas me la dessiner? demanda Eynora avec un grand sourire.
-
Oh si maman ! C’est une merveilleuse idée.
Elle partit en courant chercher ses crayons et une feuille, s’assit près de sa mère et se mit à dessiner. La robe ressemblait à une robe de princesse que Maelys avait dû voir dans son livre de contes. Maintenant qu’Eynora savait ce que sa fille désirait et en avait un modèle précis, il ne lui restait qu’à trouver les perles de rosée et la rose aussi blanche que la neige. Elle n’en avait jamais vu dans la forêt et elle savait qu’elle devrait une fois de plus faire appel aux humains. Elle partait donc le soir pendant que sa fille dormait profondément à la recherche de cette magnifique rose blanche qui ferait le bonheur de sa fille. Pour les perles de rosées, elle réfléchirait plus tard. Elle savait que cette robe aurait une existence de vie limitée, c’est ce qui ferait sa beauté. Mais avec un petit enchantement, elle pourrait la rendre éternelle. Elle garderait à jamais la douceur des pétales de rose et serait perlée de gouttes de rosée. Ce sortilège lui permettrait de cacher la noix dans la forêt pour laisser à sa fille le plaisir de la découvrir. Après plusieurs nuits infructueuses, elle trouva enfin ce qu’elle cherchait. Une magnifique rose blanche lui tendait les bras. A son grand regret, c’était la seule à être ouverte, toutes les autres étaient soit des boutons soit des bourgeons. Pour remercier le propriétaire de cette rose de son don, elle fit éclore toutes les roses blanche après avoir récité une formule magique. Elle rentra chez elle et cacha sa trouvaille dans le grenier. Comme l’aube allait se lever, elle décida d’aller collecter les « perles de rosée », comme le disait Maelys. Par un petit sortilège, elle rendit les gouttes de rosée aussi solide que de la glace. Elles étaient magnifiques. On aurait dit des perles de cristal. Eynora ne prenait que les toutes petites. Lorsqu’elle en eut pris suffisamment, elle alla les cacher au grenier. Le jour allait bientôt se lever et sa petite Maelys avait décidé de partir très tôt ce matin à la recherche de sa noix magique. Eynora prépara un pique-nique pour les deux petites filles et leur ami, le bourdon qui les accompagnait pour rassurer Eynora. Il avait trouvé l’idée plaisant et adorait passé du temps avec ses deux petites fées espiègles. Ceylia fut la première à se lever. Elle s’était couchée plus tôt que Maelys qui était à chaque fois surexcitée lorsqu’elles partaient à l’aventure. Tandis qu’elle mangeait ses tartines beurrées de miel, Maelys apparut habillé prête à partir. Eynora l’embrassa tendrement et lui servit son petit-déjeuner. Trois-quart d’heure plus tard, elles étaient prêtes, lorsque M. Bourdon frappa à la porte. Ils étaient partis pour la journée, ce qui laissait le temps à Eynora de coudre la robe. Elle descendit au salon tous ses trésors, et commença à travailler. Elle effeuilla en premier la rose et puis fit des petits trous dans les perles de rosée. En début d’après-midi, elle avait déjà terminé de coudre la robe, il ne restait plus qu’à rajouter une à une les perles de rosée. Trois heurs plus tard, la robe était terminée. Il ne restait qu’une heure avant le retour de la petite troupe. Elle mit la robe dans la noix qu’elle referma en prononçant quelques paroles magiques. Il fallait maintenant trouver un endroit où sa fille la trouverait sûrement.

-
Mais bien sûr, se dit-elle à voix haute, je n’ai qu’à la cacher dans cette grotte où elle aime aller jouer.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Elle fut de retour en même temps que la petite troupe. Sa fille paraissait tellement déçue qu’elle lui proposa d’aller jouer .
-
Ma chérie, pourquoi tu n’irais pas jouer un peu.
-
Merci maman. Je ne rentrerai pas tard.
Maelys avait retrouvé le sourire. Comme Eynora avait mis la noix dans un endroit assez visible, elle savait que les filles ne tarderait pas à rentrer. Alors qu’elle offrait à M. Bourdon une tasse de thé, sa fille entra en criant :
-
Maman, j’en ai trouvé une !
-
Une quoi, chérie ?
-
Une noix, maman !
Maelys et Ceylia avait déposé la noix dans le salon. Les petites filles attendirent que tout le monde soit là avant de l’ouvrir. Comme c’était Maelys qui l’avait découverte, c’était à elle de l’ouvrir. Elle retint son souffle et d’un coup de baguette, la brisa. Elle découvrit alors une magnifique robe couleur de neige décorée de dizaines de perles de rosée.
-
Maman ! Maman ! Regarde ! C’est la robe que je voulais.
- Eynora était ravie de voir sa petite fille aussi heureuse. Maelys avait pris la robe et était allée l’essayer dans sa chambre, suivie de près par Ceylia. Maelys était radieuse dans sa robe de princesse. Elle défilait dans le salon. Ceylia la regardait avec envie. Maelys regarda son amie et lui dit :
-
Demain, on va chercher ta noix.
- Ceylia lui sourit et elles montèrent toutes les deux dans la chambre de Maelys.

Eynora était vraiment très contente de voir sa fille si heureuse. Elle décida dès le lendemain de passer voir  la maman de Ceylia pour la mettre au courant de l’astuce et se mit à espérer que toutes les petites fées du village ne désireraient pas toutes, elles aussi, trouver une robe dans une noix. 

Fin

Par Marypistache - Publié dans : Petits contes
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Mercredi 18 janvier 2006
Chapitre 2 : La rencontre
papillon
 
Ce jour-là, il pleuvait des trombes et peu de gens osaient sortir. Si elle n’habitait pas au-dessus de sa boutique, elle ne serait pas sortie de chez elle. Elle avait même pensé à fermer et à rentrer chez elle, à se mettre bien au chaud sous la couette pour lire le dernier roman de Mac Allen qu’elle n’avait pas eu le temps d'ouvrir depuis qu’elle l’avait acheté la semaine dernière. Mais ce fut en prenant son sac sur le comptoir qu’elle remarqua la pile de lettres qui s’étaient accumulées depuis la semaine dernière. Elle reposa donc son sac et ne pouvant réprimer un soupir, elle commença à les trier. Elle avait décidé de répondre en priorité aux lettres les plus urgentes. Le tri terminé, il restait encore beaucoup de courrier, entre les factures à payer et les réponses de commande, elle ne savait déjà plus où donnait de la tête. Elle regrettait souvent, quand elle était au pied du mur et qu’elle devait traiter son courrier, de ne malheureusement pas pouvoir tout faire sur le net. « C’est bien dommage! », se lamentait-elle souvent. C'était devenu son leitmotiv, une plaine incessante qu'elle poussait tant qu'elle n'avait pas achevé son courrier.
Assise derrière son comptoir, elle prit son courage à deux mains et commença à répondre aux nombreuses lettres qu’elle avait mises de côté. Une heure et demie plus tard, le plus gros avait été fait et elle s’autorisa une petite pause bien méritée. Elle regarda vers l’extérieur et remarqua que la pluie avait cessé de tomber et que le soleil commençait timidement à sortir. "Des clients viendraient peut-être après tout", se dit-elle. Elle se leva, s’étira longuement puis se dirigea vers la bouilloire. C’est alors qu’elle la vit... Debout en face d’elle, derrière la vitrine, une jeune fille regardait dans le vide. Elle avait un air si désespéré que Mariana ne savait pas si elle pouvait lui sourire voire même bouger. Elle ne voulait pas la faire fuir et ne savait pas comment lui venir en aide. La jeune fille était trempée jusqu’aux os et paraissait extrêmement fatiguée. Elle était très pâle. Sa pâleur était accentuée par ses cheveux d'un roux terne qui lui tombaient platement sur les épaules. Ses grands yeux d'un vert tellement sombre qu'il semblait viré au noir, étaient cernés et gonflés. Elle paraissait avoir pleuré. Elle esquissa un mouvement. Elle semblait avoir aperçu quelque chose dans le magasin dont elle ne pouvait détourner les yeux. Elle le fixait depuis un moment quand une profonde douleur se peigna sur son visage, elle s’écroula. C’est à ce moment que Mariana osa bouger. Elle se précipita vers la jeune fille pour l’aider. Cette dernière, évanouie, semblait sous le coup d’une forte émotion bien que Mariana ne comprenait pas et ne voyait pas ce qui avait pu, dans sa boutique, lui causer une pareille émotion. Elle transporta la jeune fille qui s’avéra aussi légère qu’une plume et la déposa sur le canapé qui servait d’habitude à ses lecteurs passionnés qui dès le livre acheté ne pouvaient s’empêcher de commencer à le lire. La jeune fille était brûlante. Mariana décida de la monter dans son appartement. Elle prit la décision de fermer la boutique. Elle se dirigea vers la porte et mit le petit panneau de bois à l'intention de ses improbables visiteurs où il était écrit au centre en gros caractère « Fermé » et juste en dessous en plus petit : « Pour cause : Partie au Royaume des fées. » Une petite plaisanterie qu’aimaient particulièrement ses clients. Elle ne la mettait qu’en de rares occasions, lorsqu’elle partait en vacances, quand elle était très malade et lors d’occasions exceptionnelles et c’en était une. Tant pis pour les affaires, soupira-t-elle, ce n’était vraiment pas le jour de toute façon.
 

Par Marypistache - Publié dans : Un amour de fée : ma toute première histoire
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Mercredi 18 janvier 2006

Un Amour de fée
 Chapitre 1 : La boutique
papillon
 
Mariana avait une petite boutique Rue de la Paix qui s’appelait : Au Royaume des fées. Elle l’adorait. Elle l’avait fait décorer par un artiste. C’était le domaine de fées. Elles se baladaient sur les murs de la boutique, certaines étaient cachées derrière une feuille, d’autres formaient une ronde, une était endormie sur un champignon, une autre dans une coquille de noix. . C’était son monde à elle. Le monde où elle se sentait à l’aise. Un de ses clients lui avait même dit une fois que si une fée se perdait ou avait besoin d'aide, ce serait ici qu'elle viendrait la chercher et qu'elle s'y trouevrait comme chez elle.Ses clients s’y plaisaient aussi tellement qu’elle avait décidé de créer, attenant à sa boutique, un petit espace en plein air dans le jardin où les amoureux des fées pouvaient se réunir et discuter pendant des heures. Si vous ouvriez bien l’œil, vous auriez pu voir caché derrière une violette une petite fée qui vous observez. "Que d’heures agréables ai-je passé dans cet endroit", se disait-elle souvent. Elle l’avait décoré presque entièrement seule. Ca n’avait pas été facile mais c’était le rêve de sa vie et elle l’avait réalisé. Elle retrouvait toujours la même magie quand elle arrivait devant sa boutique et qu’elle voyait cette grande fée majestueuse qui invitait les clients à entrer dans son Royaume avec un regard doux et bienveillant. « Je suis heureuse et j’adore ma vie ! », ne pouvait-elle s’empêcher de dire parfois à voix haute avec un sourire de satisfaction. Seul point noir au tableau, elle était seule. Elle, qui avait toujours cru à l’amour, ne l’avait pas encore trouvé. Elle avait toujours rêvé du grand amour mais n’avait jamais trouvé personne qui lui correspondait entièrement.  « Il ne faut jamais dire jamais… » se répétait-elle souvent mentalement. Lui venait généralement après à l’esprit cette boutade : « On ne sait jamais, peut-être au coin de la prochaine rue… Et bien non, raté ! » Et elle pouffait de rire.
 
Par Marypistache - Publié dans : Un amour de fée : ma toute première histoire
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